Fraternités Laïques

À l’époque de François il existait des mouvements de pénitents qui regroupaient des laïcs voulant mener une vie évangélique, tournée vers Dieu, au service de l’Église, tout en restant dans le monde. Ils étaient reconnus par l’Eglise et dépendaient de l’évêque. C’est à ce titre de « pénitents venus d’Assise » que François et les premiers frères se sont présentés devant le pape pour demander l’approbation de leur Règle et la permission de prêcher l’Évangile.

Les racines de l’OFS (FFS en France) remontent au 13ème siècle. Dès l’époque de François des gens mariés sont attirés par lui et sa manière de vivre l’Évangile.

Il leur recommande de ne pas quitter leur état de vie, ni leur travail, mais de vivre l’Évangile au cœur de leurs engagements familiaux, civiques et sociaux (voir fiche 3-3 François et les laïcs de son temps).

Aujourd’hui, François d’Assise continue à attirer des hommes et des femmes, célibataires ou mariés. Ensemble, en fraternité, ils cherchent à vivre l’Évangile à la manière de François, à l’écoute de l’Esprit et de la Parole de Dieu, en mettant l’accent sur les mêmes priorités : être témoins de l’Évangile et construire un monde plus humain, plus fraternel.

Organisation de l’OFS

Pour favoriser les liens entre les Fraternités nationales du monde entier, l’OFS s’est doté d’un organe de coordination et de formation appelé Conseil International de l’Ordre Franciscain Séculier (CIOFS). Il est constitué des délégués de tous les pays où existe une Fraternité nationale ; ces délégués sont les conseillers internationaux, élus par la Fraternité de leur propre pays. Le CIOFS se réunit tous les trois ans en Chapitre général. C’est à cette occasion que sont élus les membres du Conseil de Présidence. Son rôle est d’assurer le suivi des décisions prises au Chapitre, de superviser le travail des commissions mises en place et d’aller rencontrer les Fraternités dans le monde entier (CG 69 et ss, et les Statuts de la Fraternité internationale).

Quelques notions importantes

Autorité et obéissance Au sein de l’OFS, les notions d’autorité et d’obéissance sont vécues dans un esprit particulier. La notion d’autorité doit toujours être comprise dans l’esprit de deux mots utilisés dans notre Projet de Vie et nos Constitutions : animer et guider. Il ne s’agit pas de commander ou d’ordonner. De plus, l’autorité d’un responsable (ou ministre = serviteur) ne s’exerce jamais seule, mais toujours en s’appuyant sur un Conseil.

Le laïc franciscain ne fait pas vœu d’obéissance, mais néanmoins, il est appelé à vivre l’obéissance dans un esprit évangélique (obéir vient du latin “oboedire” qui veut dire prêter l’oreille à quelqu’un = suivre ses conseils, écouter), qui est avant tout obéissance à l’Évangile, à l’Église, au Projet de Vie et à sa propre conscience.

Notion de subsidiarité Le principe de subsidiarité est fondamental dans le type de fonctionnement de l’OFS, comme au sein de l’Église : chaque fraternité, là où vivent les frères et les sœurs, a sa capacité propre à décider elle-même ce qu’elle peut et doit faire (en conformité avec le Projet de Vie et les Constitutions Générales), sans ingérence intempestive du niveau supérieur (CG 33.2).

Sens du mot Ordre

Nous associons souvent le mot “ordre” à l’appartenance à un ordre religieux, avec des vœux. Or, les laïcs franciscains ne font pas de vœux ; ils s’incorporent à l’OFS en exprimant un engagement à vivre l’Évangile à la manière de saint François (ou “Promesse de vie évangélique”). Ce mot “ordre” désigne plutôt un groupe de personnes qui appartiennent à une même catégorie sociale (l’ordre des chevaliers) ou professionnelle (l’ordre des avocats, l’ordre des médecins).

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